Abstract
Nous ne sommes pas humains, nous ne sommes pas autonomes, nous n’avons aucune volonté propre. Nous émergeons, vivons, perdurons grâce à des collectivités de bactéries, d’insectes, de machines. Tels des insectes sociaux, nous créons des « nids », des « toiles », des « fourmilières » que nous appelons villes, machines, civilisations, non pas simplement parce que nous en ressentons génétiquement le besoin, mais bien parce que ces structures nous ordonnent de le faire. Nous ne sommes que mécanismes à la solde de l’évolution.