French language materials
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Ébranlé par cet atterrissage brutal, je m'avance au tableau noir. Tout le monde me regarde. J'ouvre la bouche. Rien ne sort. Rien du tout. Cette fable que je récitais comme on respire il y a à peine une heure, voilà qu'il ne m'en reste pas même une seule syllabe. Je regarde partout dans la classe pour essayer de trouver le début d'une phrase. Il y a tellement d'élèves, de meubles et d'objets… Tant de choses qui tournent autour de moi… C'est la pagaille. Au retour d'une sortie au cinéma, Vincent peut raconter le film à sa maman dans les moindres détails.
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Le jour où la baleine grise à la nageoire dorsale cicatrisée s'empare de son fils, Jack s'embarque dans une folle aventure pour le retrouver. Le pêcheur sera prêt à tout pour y parvenir, quitte à y perdre... son âme.
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Les élèves du collège ont déclenché une grève générale illimitée. Zoé refuse de se joindre au mouvement: elle est persuadée que le meilleur moyen pour elle de contribuer à la société est de poursuivre ses études en vue d'entrer en médecine. Elle obtient de la Cour une injonction obligeant ses professeurs à lui enseigner, sous peine d'emprisonnement. C'est donc sous la contrainte que Luc, son professeur de philosophie, entame avec elle un dialogue qui les forcera tous deux à reconsidérer leur rapport à l'autre, et à éprouver les limites de leur liberté.
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OEuvre sinon mal aimée, du moins largement méconnue d'Alain Grandbois, Les voyages de Marco Polo ne manque pourtant pas d'intérêt, du moins si l'on accepte de lire ce récit comme une authentique création littéraire et non pas uniquement comme un texte qui relèverait d'un exotisme désuet. Présenté par Grandbois lui-même dans son avant-propos comme "un simple récit des voyages du Vénitien et des événements qui touchent plus particulièrement son époque", ce livre est en effet bien plus que cela.
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La poésie de Louis-Thomas Plamondon marque un temps d'arrêt de beauté et d'existence. Les portages de Louis-Thomas Plamondon, à pas feutrés dans le brouillard, les plaines et les sentiers de branches, dissimulent des moments de présences au monde aigées et sculpturales. Se porter, c'est s'élever, se tenir éveillé et attentif aux instants de grâce.
Publisher (Source)
Chicoutimi (Québec) Canada
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Depuis des millénaires, nos rapports au monde et aux autres sont déterminés par les histoires que nous échangeons, celles que nous nous transmettons d'une génération à l'autre, celles que nous oublions, refoulons ou nions, celles qui se font à l'instant même. L'écriture travaille à rétablir les liens qui nous lient au vivant; à la fois, aux êtres et à la terre, au territoire. Ce faisant, il se produit des choses étonnantes, des clartés et des ouvertures qui nous tirent vers le monde et nous y incluent, qui nous mettent au monde - à condition d'être attentif.
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Laurent est un passionné des plantes, il connaît beaucoup de choses à leur sujet y compris leur nom latin. Toutefois, le garçon a de la difficulté à s'intégrer dans sa classe, soit il veut répondre trop vite aux questions en coupant les autres, ou bien on le trouve simplement bizarre quand il s'isole seul sous un arbre. Par chance, il a le soutien de mademoiselle l'Éducatrice. Lorsque la classe fera une sortie pédagogique au Jardin botanique, Laurent aura l'occasion d'étaler son savoir aux autres et de s'ouvrir du même coup aux gens de sa classe.
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Aujourd'hui, il pleut. Il pleut à transformer les flaques d'eau en lacs. Aujourd'hui, il n'y aura pas de récréation dans la cour d'école. Il n'y aura pas plus de pause à l'extérieur après le dîner. Aujourd'hui, tout se passe à l'intérieur. Aujourd'hui, l'eau est synonyme autant de tristesse que de fraîcheur. Aujourd'hui, c'est le début de tout. Faisant partie de la saga poétique initiée par Nous sommes ce continent, Un gouffre sous mon lit et Suivre le lapin blanc, Mon coeur après la pluie ramène le personnage de LUI à la fin du primaire.
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Je n'écris pas pour me faire comprendre ; j'écris parce qu'à l'intérieur de moi il y a une petite fille effrayée. J'écris parce que les livres de Nelligan, d'Hébert et d'Agnant brûlent entre mes mains. Parce que je rêve sans cesse à des yeux qui saignent. Je ne demande aucun médicament, aucune rédemption. J'écris pour arrêter des histoires. Les plus toxiques. Les plus violentes. Les plus communes et blanches.
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Dans ce livre exploratoire de la mémoire où s'entrecroisent fiction et souvenirs, Macha, début trentaine, raconte les lieux qu'elle a habités et traversés depuis son enfance : des grandes maisons de Vineuil et de Kinshasa, en passant par l'appartement de Brazzaville, celui tout petit de Paris, la gentilhommière normande, jusqu'à la maison hantée d'Orléans et la cage de Verdun, on découvre avec elle les plages, la vie d'expatriée, la pauvreté, la peinture, le racisme et l'antisémitisme, le rejet à l'école, les premiers émois et les premiers effrois, la faim, le manque.