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Stand by est le mouvement d’amour d’une voix qui cherche à approcher le corps du père, cerné ici à partir de ses failles et de ses fatigues. Ces moments de désœuvrement sont recueillis comme de précieux instants où quelque chose se trouve délié et où il devient possible d’infiltrer le silence des hommes. Par le biais de souvenirs, de photos, de fantasmes et de vêtements, la relation filiale se tisse et se détresse dans une tension entre lyrisme et prosaïsme, entre le féminin et le masculin, de même qu’entre le corps et la voix
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Avant de rédiger son Discours de la méthode, véritable coup d’État dans la pensée philosophique du XVIIe siècle, le jeune Descartes avait fait trois songes dans une nuit de novembre 1619. Le cerveau en feu de M. De∫cartes revisite ces rêves, où le jeune philosophe entrevoit le fondement matriciel qui relie tous les êtres, et propose un quatrième songe dont il ne serait pas revenu. Nous avons voulu comprendre comment, à l’issue de cette nuit, Descartes entreprend de fonder le cogito contre tous les vertiges entrevus.
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EXTRAIT et voici que bateleur des sens je te recouds rituelle grammaire sous les plages secrètes de ma langue et me profile neuve cuvée d’incises à ta semblance voyelles nues la gorge tatouée de syllabes crépues et par tracées de luettes je reprends ma lente marche pèlerine guettant Nordé aux écoutilles du Temps toi buvant l’absinthe des heures fastes au beffroi appendu tu te dérobes à l’insu du contrevent
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Alice est une femme brisée : après avoir vu son ami d’enfance mourir, elle perd un homme aimé à outrance. Ayant à peine connu son père, son point d’appui demeure sa mère, une femme forte qui l’a maintes fois soutenue. Tentée pourtant par l’exil, elle accepte un poste de traductrice à Vancouver. Là, Alice fait la rencontre de Doug, un compositeur excentrique avec qui elle vit une histoire décevante, à la suite de quoi elle choisit la solitude. Rejetant les lieux communs du capitalisme, elle commence à fréquenter un magasin délabré tenu par un Chinois.
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Un récit fabuleux, percutant, parfois drôle, parfois émouvant, qui lève le voile sur une culture légendaire. L’intrigue se situe en Algérie, au cœur des années cinquante du siècle dernier, juste avant que ne se déclenche la Guerre d’Indépendance. Tandis qu’au Café Maure, des hommes meur-tris s’affrontent en discussions politiques et philosophiques sans issue, le jeune apprenti Fekkir confronte la réalité dans l’action et découvre l’amour.
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Ticket pour l’éternité c’est quinze nouvelles d’aventure écrites à chaud et à bout portant. Des nouvelles qui ont pour théâtre l’océan Indien, Hong Kong, Suez, la jungle congolaise, le désert saharien, la sombre et dense taïga québécoise et autres lieux propices au déroulement de récits menés à bride abattue. Personne ne s’en tire à bon compte parmi les protagonistes. Mercenaires, chasseurs de tête, mafiosi, truands sadiques, broussards aguerris, passionarias de causes illicites. Tous gens expéditifs allergiques aux demi-mesures et aux atermoiements.
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des mains déplacent mes jouets alignent mes membres dans l’espace effleurent une mèche sur mon front je ne reconnais plus le monde tel que j’achevais à peine de le construire Poursuivant cette quête perpétuelle d’unité, Joanne Morency entre dans le couloir des arrivées et des départs. L’arrivée dans ce corps étrange qu’est la vie. Puis, l’inconcevable départ : la mort de la mère.
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Le soubresaut d’un homme muré dans son chagrin, au moment de fouiller ses poches en quête de signes vitaux, telle est l’amorce de cette méditation. Et qu’on me pardonne de vendre la mèche au bout de l’équipée que ce livre déploie, d’éventer le triomphe à l’arrachée de la vie sur la mort, à l’âge où le désir de faire un enfant s’impose comme une orchidée sur la pierre de nos ruines.
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Nous ne sommes pas humains, nous ne sommes pas autonomes, nous n’avons aucune volonté propre. Nous émergeons, vivons, perdurons grâce à des collectivités de bactéries, d’insectes, de machines. Tels des insectes sociaux, nous créons des « nids », des « toiles », des « fourmilières » que nous appelons villes, machines, civilisations, non pas simplement parce que nous en ressentons génétiquement le besoin, mais bien parce que ces structures nous ordonnent de le faire. Nous ne sommes que mécanismes à la solde de l’évolution.
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Sylvestre est la quête d’un père qui veut transmettre à ses enfants le désir de réinvestir le pays. Une quête poétique qui cherche à établir des ponts entre ce qu’était hier et ce que sera demain. Un poème/mythe aussi, qui cherche à raviver l’amour du territoire, de ses forêts, de ses rivières, de ses rêves : de la ville à la poésie, de la parole contée au feu de camp, des grands-parents aux petits-enfants. Une grande place est, enfin, accordée à l’imagination, au réinvestissement des mythes, au renouveau du monde, au rythme de la parole.