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Enfant, je recherchais l’absolu, je rêvais d’unité, ce que j’appelais déjà l’Un. Mais pour survivre, j’ai dû apprendre à me compartimenter. Je me rebellais contre la réalité. L’anorexie dont j’ai souffert à l’adolescence a été pour moi une manière d’atteindre la purgation morale ; je me refusais aux changements de mon corps. J’ai commencé à couver la noirceur. Je pleurais en espérant qu’on m’entendrait, mais je ne croyais pas en Dieu. Mes parents m’ont emmenée chez le psychiatre. J’ai pris des médicaments. Ma personnalité a changé. Mes frontières se sont écroulées.
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En écrivant un roman sur le destin tragique d’Emma Jouve, une actrice de cinéma ayant succombé à la chirurgie esthétique, Constance Labelle comprend à quel point ce personnage lui ressemble. Elle décide alors de se plonger dans son propre passé marqué par une enfance malheureuse et le suicide de son frère. Cette incursion dans le temps lui sera à la fois douloureuse et libératrice.
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Willie, le garçon à l’anorak, s’est enfermé dans le mutisme, loin des adultes qui l’ont trahi. Entre les bosquets et les ruisseaux de la toundra, tandis que se joue en silence le sort de la terre meurtrie, il fera connaissance avec des esprits bienveillants qui lui redonneront peu à peu l’espoir. Mais c’est grâce à Sorray, jeune femme courageuse et inspirante, que Willie et Lucassi trouveront la force de quitter leurs démons.
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Il court, il court, le bon professeur, champion de course, poursuivi par un militaire, les amants d’Olga et par Olga elle-même... Et puis, lui succèdent un sauteur en hauteur rival d’un roi, un coureur à pied perdu dans un bois, des joueurs de baseball sauveurs de l’Amérique, un pêcheur à la ligne trop gour-mand, des alpinistes urbains, un boxeur myope. Vous croiserez aussi Zidane, le célèbre joueur de foot et son coup de boule. Ils ont tous du talent, ces athlètes. Ils gagnent, ils perdent, avec panache ou sans gloire.
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Sommeils prend forme dans un univers de soleil et de plage, non loin des bruits de la ville, teinté de rêveries d’enfants et des menus détails d’une fin d’été heureuse.
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« Son récit en fragments est un livre parlant, comme si vous mettiez la main sur un album de finissants qui n’est pas le vôtre tout en ressemblant beaucoup au vôtre, inévitablement, et qu’en le feuilletant vous entendiez penser les élèves. » Marie Hélène Poitras, Voir « Album de finissants, la première œuvre de fiction de Mathieu Arsenault, exprime sur un ton moderne et nerveux le désarroi des élèves du secondaire. [...] Expérimentateur formel, il s’enivre de mots et hypnotise le lecteur avec une écriture presque hallucinatoire. » Suzanne Giguère, Le Devoir
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« L’auteure, Maude Smith Gagnon, procède par des touches narratives bien ciselées que sert une belle maîtrise de la langue. Un drap. Une place., à la forme très minimale, proche d’une sensibilité orientale, est un hommage à l’intensité d’être.
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La fin du XXe siècle porte encore et toujours le silence des siècles précédents. Le 31 décembre 1999, dans un appartement élégant de la Fifth Avenue, à New York, une tragédie marque d’un trait indélébile le passage mythique du siècle et ouvre une brèche impossible à colmater. Brian Davis Sauvé, psychanalyste compétent, tentera de protéger sa fille adolescente confrontée à l’horreur.
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Cette lumière dans la paume, on ne l’espérait plus. Ces couleurs qui s’étirent sans se perdre. Toutes choses qui, soudain, semblent se connaître entre elles. Une oie blanche sur fond blanc... Et l’on retrouve ses premiers battements de cœur. Il n’y a plus de vitre entre soi et le monde. Un continent qu’on avait cru lointain nous traverse.Dans ce cinquième livre, Joanne Morency explore une voix plus inclusive, passant du sentiment de deuil individuel à l’affranchissement collectif de toutes les séparations qui accablent l’humain.
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Novembre 1899. Le docteur Hans Grübbel, neurologue, reçoit dans sa maison de santé près de Berlin un nouveau patient. Celui-ci prétend être Dieu souffrant d’une maladie nerveuse. Or, le docteur remarque aussitôt qu’il ressemble à un collègue de Vienne : Sigmund Freud. Débute alors une analyse au cours de laquelle Grübbel risque d’en apprendre davantage sur lui-même que sur son illustre patient. Par des jeux de miroirs et de narrations, le lecteur est entraîné dans l’univers trouble de l’inconscient, entre réalité et onirisme.