Abstract
Le corps d’Isadora n’est plus. Si l’on peut survivre à un accident de la route, on n’échappe pas aux multiples deuils qui ponctuent l’existence, comme à ces nuits qu’il faut traverser, seul ou à deux. On tire une ficelle, on se tricote sa propre écharpe, sa propre fin, éloignant ceux qui nous sont chers. Et, quand on retourne au salon, ce sont tous ces morts que l’on salue, sans oublier celle par qui tout a commencé, celle qui a tant pris soin des corps des autres. Mais, l’écharpe la tirant toujours, son corps bascula et finit par tomber sur la chaussée de la promenade des Anglais.